7. F6. Le collectif Morts sans toi(t) de Lyon

A l’initiative du Conseil lyonnais pour le respect des droits, des bénévoles accompagnent après leur mort des personnes décédées dans la solitude. Comme l’écrit l’un des membres, David Souvestre, le collectif Morts Sans Toi(t) «participe à l’inhumation, dans la dignité et l’humanité, de ceux qui passent à travers les mailles du filet de la fraternité

Ces «morts sans toi(t)» sont des personnes isolées (et souvent âgées), dont le décès peut parfois être découvert des jours, voire des semaines, plus tard. Ce sont des «morts sans famille», des SDF (sans domicile fixe), des étrangers dont la famille, restée au pays, ne dispose pas des moyens financiers pour assister à l’enterrement ou pour rapatrier le corps. Ce sont aussi des personnes dont on ne connaît pas l’identité – les « morts sous X – et qui sont décédées dans la plus grande précarité, dans un squat, une caravane, voire même dans la rue ou un fleuve.

Garantir une présence fraternelle

Dès qu’il est alerté par les services funéraires, le collectif Morts sans toi(t) se mobilise pour être présent à l’inhumation. Ses membres accompagnent le cercueil, lisent un texte, fleurissent les tombes et se recueillent. «L’objectif est qu’à Lyon, nul ne soit inhumé seul, sans une présence citoyenne et fraternelle», écrit un membre du Collectif.

Chaque année, généralement le 2e mardi d’octobre, une cérémonie officielle est organisée à l’Hôtel de Ville sous la présidence du Maire de Lyon, afin de rendre hommage à tous les morts sans toi(t) que le Collectif a accompagnés ou dont il a appris le décès au cours de l’année écoulée. Entre la création du Collectif en 2003 et l’année 2009, la mémoire de 442 personnes a été honorée. La plus jeune, Simona, avait 14 ans et le plus âgé, Georges, 105 ans.

Expériences similaires

Des initiatives semblables ont été lancées dans d’autres villes françaises, dont Marseille, avec son collectif Accompagner la mort des errants, et Rouen, avec l’Association rouennaise pour l’adieu aux morts isolés (ARAMI). «A chaque inhumation, et suivant la croyance de la personne, il y a un temps de recueillement et de prière avec bénédiction. Si la personne n’est pas croyante, un petit mot retraçant sa vie et la lecture d’un poème sont assurés par l’association. Un chrysanthème (offert par la ville de Rouen) est déposé sur chaque tombe.», écrit Le petit journal de Gouy, publication d’informations communales (n°22, juillet 2009).

Sources & pour en savoir plus

A consulter également

les fiches Amnesty

Personne de contact

Chantal Pidoux

Conseil lyonnais pour le respect des droits

11, Rue Puits Gaillot

69O01 Lyon France

Téléphone : 00 33 4 72 00 31 50 ; 00 33 6 18 81 42 12

Courriel : clrd@mairie-lyon.frchantal.pidoux@mairie-lyon.fr

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*