2. F1. Ça passe par ma commune

En matière de développement durable (1), les communes ont un réel – et large – pouvoir. Elles peuvent en effet agir à plusieurs niveaux.

D’abord, choisir pour leur propre consommation des produits “ durables ”, bons pour la santé de la planète comme pour celle de ses habitants. Et utiliser ces produits de façon plus économe.
Pour systématiser cette démarche, introduire des critères éthiques (écologiques, équitables et respectueux des droits humains) dans la passation des marchés publics.

Ensuite, diminuer leur impact sur l’environnement, en utilisant plus rationnellement l’énergie ; en aménageant de manière durable et conviviale le territoire ; ou en favorisant chaque fois que possible des modes de déplacement “ doux ” et /ou collectifs, moins polluants que la voiture individuelle, surtout si celle-ci n’est occupée que par un unique passager.

Enfin, en montrant l’exemple, sensibiliser les citoyens à l’éco-consommation (2) comme à l’aménagement durable et convivial de l’environnement.

Elles peuvent également encourager, voire susciter la participation citoyenne à un aménagement durable des espaces publics et privés. Ou simplement soutenir les initiatives prises par les habitants, comme dans le quartier de Messitert à Aubel.

Ces différentes possibilités d’action des pouvoirs locaux ont été présentées et encouragées au travers de la campagne «Ça passe par ma commune», lancée fin 2005 par une plateforme d’associations.

S’appuyant sur le fait que les communes sont le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens et qu’un nombre impressionnant de décisions qui nous concernent, dans notre vie quotidienne, s’y discutent et s’y prennent, ces associations veulent, d’une part, sensibiliser le citoyen pour qu’il s’investisse dans la démocratie locale et, d’autre part, obtenir des élus des engagements fermes et des actions en faveur d’un développement durable et équitable.

Actualisation

« Une quinzaine d’associations tentent actuellement [novembre 2017] de mettre sur pied une nouvelle campagne associative et citoyenne dans la perspective des élections communales de 2018, annonce Martin Rose d’Oxfam Magasins du monde. Elle devrait être assez proche d’ « Enragez-vous et puis votons », lancée par la Coordination éducation permanente du Brabant wallon qui regroupe une vingtaine d’associations (voir fiche ci-après).

 

(1) Le développement durable est : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.», selon la définition proposée, en 1987, par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations unies dans le rapport Brundtland, intitulé Notre avenir à tous. Certains penseurs comme Paul Ariès récusent cette notion de “ développement durable ”, la qualifiant d’oxymore, et affirment qu’il faut franchir un pas supplémentaire en optant pour la décroissance.

(2) « L’éco-consommation est un mode de consommation critique et responsable visant à économiser l’énergie et les ressources naturelles, et à éviter au maximum les atteintes à la santé ainsi que la pollution de l’environnement. Collectivement et individuellement, on peut réduire la consommation d’énergie et d’eau, utiliser les moyens de mobilité douce, trier les déchets, acheter des produits plus durables, etc. », définition donnée par la campagne « Ça passe par ma commune ».

Contacts

Martin Rose

Oxfam Magasins du monde

martin.rose@mdmoxfam.be

info@mdmoxfam.be

Tél.:010 43 79 50

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