2. F1. Ça passe par ma commune

En matière de développement durable[[Le développement durable est : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.», selon la définition proposée, en 1987, par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations unies dans le rapport Brundtland, intitulé Notre avenir à tous. Certains penseurs comme Paul Ariès récusent cette notion de “ développement durable ”, la qualifiant d’oxymore, et affirment qu’il faut franchir un pas supplémentaire en optant pour la décroissance.]], les communes ont un réel – et large – pouvoir. Elles peuvent en effet agir à plusieurs niveaux.

D’abord, choisir pour leur propre consommation des produits “ durables ”, bons pour la santé de la planète comme pour celle de ses habitants. Et utiliser ces produits de façon plus économe.
Pour systématiser cette démarche, introduire des critères éthiques (écologiques, équitables et respectueux des droits humains) dans la passation des marchés publics.

Ensuite, diminuer leur impact sur l’environnement, en utilisant plus rationnellement l’énergie ; en aménageant de manière durable et conviviale le territoire ; ou en favorisant chaque fois que possible des modes de déplacement “ doux ” et /ou collectifs, moins polluants que la voiture individuelle, surtout si celle-ci n’est occupée que par un unique passager.

Enfin, en montrant l’exemple, sensibiliser les citoyens à l’éco-consommation[[« L’éco-consommation est un mode de consommation critique et responsable visant à économiser l’énergie et les ressources naturelles, et à éviter au maximum les atteintes à la santé ainsi que la pollution de l’environnement. Collectivement et individuellement, on peut réduire la consommation d’énergie et d’eau, utiliser les moyens de mobilité douce, trier les déchets, acheter des produits plus durables, etc. », définition donnée par la campagne « Ça passe par ma commune ».]], comme à l’aménagement durable et convivial de l’environnement.

Elles peuvent également encourager, voire susciter la participation citoyenne à un aménagement durable des espaces publics et privés. Ou simplement soutenir les initiatives prises par les habitants, comme dans le quartier de Messitert à Aubel.

Ces différentes possibilités d’action des pouvoirs locaux ont été présentées et encouragées au travers de la campagne « Ça passe par ma commune », lancée fin 2005 par une plateforme d’associations citées ci-dessous.

S’appuyant sur le fait que les communes sont le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens et qu’un nombre impressionnant de décisions qui nous concernent, dans notre vie quotidienne, s’y discutent et s’y prennent, ces associations veulent, d’une part, sensibiliser le citoyen pour qu’il s’investisse dans la démocratie locale et, d’autre part, obtenir des élus des engagements fermes et des actions en faveur d’un développement durable et équitable.

Le dossier de la campagne s’articule autour de 7 thématiques :

 Choisir une consommation équitable ou éthique

 Choisir une consommation bio ou écologique

 Soutenir une économie sociale et solidaire

 Développer une coopération Nord-Sud

 Respecter un environnement local

 S’engager pour la planète

 Favoriser une démocratie locale participative

Un cahier est consacré à chacun de ces items. Il contient une introduction, présentant les enjeux du thème abordé et un plan d’action proposant de nombreuses démarches concrètes que peuvent mettre en œuvre les communes.

Organisée dans la perspective des élections communales de 2006, cette campagne devrait, selon ses organisateurs, être relancée en 2011, en vue du scrutin communal de 2012.

Les associations partenaires

Le Réseau Eco-Consommation, Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, Nature & Progrès Belgique, Oxfam-Magasins du Monde, le CNCD-11.11.11, le Réseau Financement alternatif, le Réseau Ressources, SAW-B, la campagne vêtements propres, la Ligue des familles et Vents d’Houyet.
NDLR : Certaines de ces associations ont rejoint le mouvement en cours de route. Quant à Amnesty International Belgique francophone, elle devrait faire partie dès 2011.

Sources & pour en savoir plus

[www.capasseparmacommune.be

 >http://www.capasseparmacommune.be/]
Notre dernière consultation du site, avant bouclage de cette brochure, remonte à début décembre 2010. On y trouvait les documents de la campagne, les dossiers thématiques, les coordonnées de chacune des 12 associations partenaires et on nous annonçait la mise en ligne imminente du cru 2010 des exemples de bonnes pratiques mises en œuvre par les communes. À suivre donc.

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