2. F1. L’eau, un bien commun inestimable

En juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution déclarant que le droit à une eau potable, salubre et propre est un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’Homme » .
Selon l’ONU, 884 millions d’habitants dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau salubre.
Dans les pays en développement, les femmes parcourent encore souvent de longues routes pour s’approvisionner en eau à une source ou à un puits collectif. Et même dans les grandes villes, des poches de pauvreté subsistent où les logements ne sont reliés ni au réseau de distribution d’eau, ni à l’égout.
Sous nos latitudes, par contre, chaque habitation est nantie de nombreux robinets. Alors qu’il suffit de les actionner pour que l’eau jaillisse, abondante et de qualité, n’est-il pas curieux de voir nos concitoyens qui ont accès à ce luxe se déplacer jusques dans les magasins de quartier ou les grandes surfaces pour s’approvisionner en bouteilles contenant de… l’eau ?
Faudrait-il donc avoir peur de l’eau du robinet ?

L’eau du robinet, économique, saine et écologique

En Europe, les Belges sont les quatrièmes plus gros buveurs d’eau en bouteille, après les Italiens, les Espagnols et les Allemands. Ils en consomment 123 litres en moyenne par personne et par an.
Ces acheteurs ont-ils raison de bouder l’eau du robinet ? Non, affirment les spécialistes. L’eau de distribution est en effet soigneusement contrôlée. En Belgique, elle doit satisfaire à 61 critères !
Parmi les dizaines de tests et analyses auxquelles elle est soumise, on peut citer : la détection de virus, bactéries, nitrates et autres polluants ; ou la mesure de son pH[[Le pH mesure l’acidité ou la basicité d’une solution.]], de sa température et des minéraux qu’elle contient.
La teneur en nitrates et en pesticides est un paramètre particulièrement surveillé. Ainsi, le seuil maximal autorisé pour les nitrates (50 mg/l) n’est atteint nulle part en Belgique. Par contre, dans certains captages, la dose maximale de nitrates préconisée pour les nourrissons et les femmes enceintes (10 mg par litre) est dépassée. Seuls ces publics spécifiques devraient donc consommer de l’eau en bouteille.

Une source incomparable d’avantages

Pour toutes les autres personnes, l’eau du robinet présente de nombreux avantages par rapport à l’eau en bouteille. Elle est en effet non seulement de qualité irréprochable, toujours disponible, mais aussi beaucoup plus économique (en moyenne 200 à 300 fois moins chère !) que l’eau en bouteille. Et de surcroît, bien meilleure pour l’environnement – donc meilleure aussi pour l’avenir commun de tous les habitants de la terre – puisque, d’une part, elle ne génère aucun déchet d’emballage (à la différence de sa sœur en bouteille), et que d’autre part, sa consommation permet d’éviter la circulation des milliers de camions nécessaires à l’approvisionnement en bouteilles des magasins. Pour toutes ces raisons, l’eau du robinet mérite toujours le “ maître-achat ”, selon Test-Achats, une importante association belge de consommateurs.

Que peuvent faire les communes ?

Rayer l’eau en bouteille de leurs achats, pour tous les services communaux

Proposer aux institutions qui dépendent de la commune (crèches, cantines scolaires, résidences pour personnes âgées…) de faire de même ;

Dans les réfectoires de ces institutions, remplacer l’eau en bouteille par de l’eau du robinet, placée dans des carafes sur les tables ;

Dans les administrations communales, installer des fontaines d’eau potable (aussi appelés “ robinets-fontaines ”), sur le réseau de distribution. Elles ont l’avantage de procurer en été de l’eau plus fraîche que celle des simples robinets. C’est ce qu’a fait, par exemple, la commune de Waterloo.

Dans les écoles, supprimer les distributeurs automatiques de boissons (eau en bouteilles, mais aussi soda et autres boissons gazeuses en canettes) et les remplacer par des robinets-fontaines. Certaines provinces (comme celle du Brabant wallon) octroient des subventions aux écoles pour l’installation de robinets-fontaines. (voir : http://www.brabantwallon.be/fr/Qualite-de-vie/Environnement/robinet-fontaine.html
Si les robinets d’eau de distribution sont assez nombreux et que l’eau est jugée suffisamment froide en été, on peut même se contenter de simples robinets).

Sensibiliser les habitants de la commune, notamment les jeunes des écoles, aux nombreux avantages de l’eau du robinet, en invitant par exemple un spécialiste à venir en parler, ou en concevant et diffusant un dépliant à cet effet.

Et pourquoi ne pas consacrer l’argent gagné grâce à la consommation d’eau du robinet plutôt que d’eau en bouteille à une action de solidarité avec une commune du Sud, en participant au creusement d’un puits ou à son raccordement au réseau de distribution d’eau, par exemple ?

Sources & pour en savoir plus

L’eau du robinet. Une source d’avantages, Province du Brabant wallon, service de l’environnement. Une brochure de 4 pages, très bien conçue, disponible sur http://www.brabantwallon.be/fr/Qualite-de-vie/Environnement/sensibilisation-a-la-protection-de-lenvironnement.html

Réseau Éco-consommation, fiche conseil n°037 (2003) Les eaux en bouteille. http://www.ecoconso.be/sites/default/files/articles/fc37_eau_bouteille.pdf

À lire : Le manifeste de l’eau. Pour un contrat mondial, Riccardo PETRELLA, Editions Labor, Bruxelles, 1998 (160 pages) et le dossier « L’eau douce », paru dans la revue Vivant univers n°446, mars-avril 2000.

Contacts

Test-Achats
Tél. : 00 32 542 35 55

Crioc :  Le CRIOC a été dissout en 2015 par le Gouvernement, qui a annoncé en juin 2015 la création d’une nouvelle asbl, l’AB-Reoc , Association belge de recherche et d’expertise des organisations de consommateurs (

Association belge de recherche et d’expertise des organisations de consommateurs

Présentation :

L’association a pour but de permettre la concertation entre les associations de consommateurs et de mettre en oeuvre un soutien aux organisations de consommateurs. Elle assume un rôle d’expertise auprès des organismes de consommateurs dans le domaine du consumérisme au sens large. Elle peut réaliser des études, des recherches et analyses, des développement juridiques, économiques, sociologiques politiques, relatifs à la consommation. Elle assure la représentation des organisations de consommateurs auprès des organes de concertation. L’association ne fait pas d’enquête marketing. (voir statuts)

Si elle a bien repris le relais des actions du CRIOC, l’AB-REOC est une asbl qui n’a pas de lien juridique avec le CRIOC.

L’AB-REOC (« organisation d’organisations de consommateurs ») travaille pour ses membres, et ne fait pas par lui-meme des publications ou annonces publiques. L’AB-REOC n’a pas de contact direct avec les consommateurs, et n’a donc pas de site web ni de N° de téléphone ou d’adresse mail de contact. Le consommateur qui a des questions peut s’adresser à une de ses organisations-membres, qui le renverra si nécessaire vers l’AB-REOC.


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