3. F2 Comment contribuer à la fin de la faim ?
Ma commune s’engage pour le Bio

En 2017, 815 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde et des millions d’enfants sont exposés à la malnutrition, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Pourtant, il est possible de réduire l’extrême pauvreté et la faim. Seule une réelle volonté politique fait défaut. La terre produit en effet suffisamment de nourriture pour tous : si les aliments étaient équitablement répartis entre les hommes, chacun aurait de quoi manger à sa faim. Selon Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, l’agriculture pourrait nourrir aujourd’hui 12 milliards d’êtres humains, alors que nous ne sommes que 6 milliards.
Par contre, si nous voulons que tous puissent avoir accès à la nourriture dans les décennies à venir, il est important de réduire notre empreinte écologique (1), en mangeant moins de viande et en consommant des produits issus de l’agriculture biologique, notamment. Celle-ci consomme en effet moins d’énergie fossile et ne dégrade pas les sols.
Telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, l’agriculture intensive provoque une surexploitation des sols qui entraîne une dégradation de la qualité des terres. Pour y remédier, on utilise de plus en plus d’engrais et de pesticides. Avec des effets désastreux pour la santé humaine comme pour celle de l’environnent.
« L’agriculture biologique, par contre, est basée sur l’observation et le respect des lois de la nature et de la vie , explique la campagne « Ça passe par ma commune ». Son principe fondamental est de prendre soin du sol afin que la plante y puise les aliments nécessaires à son développement. »
Pour préserver, voire améliorer la fertilité des sols, l’agriculteur bio pratique la rotation des cultures et remplace les engrais par des fertilisants organiques (fumiers, composts…). Plutôt que de recourir aux produits chimiques, il désherbe de manière mécanique ou thermique. Les dégâts causés par l’utilisation d’intrants chimiques (engrais, herbicides et pesticides) sont ainsi évités.
L’agriculture biologique interdit, ensuite, la culture de plantes génétiquement modifiées (O.G.M.), par précaution, parce que les risques en matière d’environnement et de santé publique n’ont pas été suffisamment étudiés jusqu’ici, et que les O.G.M. posent de surcroît des problèmes éthiques, liés au brevetage du vivant, et touchent donc à la souveraineté alimentaire.

Enfin, l’agriculture biologique participe au maintien d’un tissu socio-économique vivant en zone rurale. En effet, les exploitations agricoles bio sont créatrices d’emplois (il faut plus de main d’œuvre pour l’entretien des cultures – désherbage, etc – que dans les exploitations classiques). De nombreux producteurs se sont de surcroît lancés dans des activités de transformation artisanale locale de leurs produits et dans leur commercialisation directe.
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