Enfin une étude qui n’était pas d’avance condamnée à finir sa vie, recouverte d’un linceul de poussière, sur une étagère ! Elle pourrait, nous semblait-il, servir concrètement à quelque chose. « Avoir été peut-être utile, C’est un rêve modeste et fou… », écrivait Aragon, chanté par Jean Ferrat.

UNE CHARTE SOUTENUE PAR UN VASTE MOUVEMENT CITOYEN

Pour appuyer sa campagne, Amnesty a choisi, comme texte de référence, la Charte Agenda mondiale des droits de l’Homme dans la Cité. Lancée dans le cadre du CGLU (Cités et gouvernements locaux unis), le réseau mondial des villes, gouvernements locaux et régionaux (2), son objectif est de promouvoir l’application effective des droits de l’Homme à l’échelon local, dans le plus grand nombre de communes et de municipalités du monde.

Cette Charte a le mérite d’être portée par un vaste mouvement international associatif et citoyen, même si elle affiche quelques lacunes. Ainsi, le droit à l’emploi, pourtant capital, n’y figure pas. Comme le souligne toutefois très justement Philippe Hensmans, « N’oublions pas que le texte de cette charte a été produit pour des villes très différentes. On n’est pas face à un pacte international contraignant : rien n’empêche une commune de modifier les accents de la charte, voire d’aller plus loin. Ce qui compte, c’est la volonté d’améliorer les droits des citoyens. »

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